Développement personnel

L’épanouissement au travail de Platon à BHL

Femme souriante face à son ordinateur qui fait le V de victoire avec ses bras

Depuis Platon, les grands philosophes se sont penchés sur l’épanouissement au travail, même si la perception du sujet n’était pas la même. Ils nous disent que le labeur combat l’ennui, nous permet de connaître le plaisir du repos et nous humanise.

A l’origine il y avait… le labeur

La notion d’épanouissement au travail est finalement assez récente chez les grands philosophes.


Les Anciens ont davantage perçu, dans le travail, son côté utilitaire. Ainsi Platon écrit que « les travailleurs, marchands et autres, font partie de cette tourbe dont l’unique fonction est de pourvoir aux besoins matériels des gouvernants ».
Nous sommes bien loin du travail libérateur ! Il faut dire que le mot travail vient du latin tripalium, littéralement un instrument de torture à trois pieux, qui désigne l’effort à accomplir pour faire quelque chose…

« Le travail repose de l’ennui »

On doit cependant à Confucius cette phrase qui peut encore aujourd’hui servir de guide : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »
La philosophie des Lumières au XVIIIe siècle va ouvrir une brèche. Le travail apparaît alors non seulement comme ce qui distingue l’homme de l’animal, mais aussi comme un moyen de s’humaniser et de se réaliser.
Dans son Traité de pédagogie, Emmanuel Kant écrit : « Il faut que l’homme soit occupé de telle sorte que, tout rempli du but qu’il a devant les yeux, il ne se sente pas lui-même, et le meilleur repos pour lui est celui qui suit le travail. »
Diderot, pour sa part, estime que « le travail nous repose de l’ennui ».

Le travail, vecteur de liberté

Il faut attendre le XIXe siècle pour que le travail soit associé à l’idée de libération et par là même d’épanouissement personnel. Pour le philosophe allemand Hegel, « le travail est la seule façon pour l’homme de réaliser son essence, c’est-à-dire d’accéder à la plus haute liberté ».
Laissons passer le début du XXe siècle où le travail est davantage synonyme d’aliénation que de libération.
Dans les années 1980-1990 commence le règne d’un individualisme certain. Les psychanalystes prennent le relais des philosophes et théorisent le devoir d’être heureux au travail. La notion de bien-être au travail se développe alors.
A l’image de Bernard-Henri Lévy, les nouveaux philosophes nous montrent, quant à eux, que l’engagement dans son travail est source d’épanouissement, et même de plaisir.

25/11/09
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