Développement personnel

« Comment limiter l’anxiété au travail ? »

Un homme et une femme en face à face qui ont l'air énervé

Depuis ces dernières années, les changements opérés dans les organisations ont pesé sur le bien-être des contributeurs de l’entreprise. L’exigence de productivité accrue, l’adaptation continue aux changements et la nécessité d’une réussite à tout prix, précipitent chacun dans une course  au « toujours plus et toujours mieux ».

La peur « de ne pas y arriver », associée à « l’ambition héroïque de bien faire », plongent l’individu dans une tension nocive et anxiogène. Ce qui nous faisait survivre pré-historiquement, nous empoisonne l’existence en 2010.


Qu’est-ce que l’Anxiété ?

L’Anxiété est un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Du latin « angere » qui signifie « serrer à la gorge », l’Anxiété est une réponse psychobiologique de survie. L’état anxieux est un sentiment passager résultant du stress, qui se manifeste par de la tension, de la nervosité, de l’inquiétude ou de la peur. Si l’Anxiété est présente chez tout être humain, son intensité varie d’une personne à l’autre.
Lors d’une crise d’Anxiété l’individu est assailli par des pensées et des images réflexes menaçantes qui activent et déstabilisent les 4 systèmes organiques : cognitif, affectif, comportemental et physiologique.

Quels sont les effets de l’Anxiété ?

Le sujet perçoit toute situation comme un danger potentiel sur lequel il focalise son attention et se met en état d’hyper-vigilance. Les pensées automatiques et irrationnelles s’enchaînent et interfèrent dans son mode de raisonnement. La sur-généralisation, le catastrophisme, l’approche manichéenne des situations, et le manque de vision court-circuitent la prise de décision et inhibent le passage à l’action.
Le système physiologique est mis à mal. Les réponses s’expriment par des troubles cardiovasculaires, respiratoires, neuromusculaires ou dermatologiques. Ils génèrent fatigue, irritabilité, problèmes de sommeil, maux d’estomac et perte de concentration.
L'exposition répétée à ces états anxieux peut induire des comportements pathogènes comme boire ou fumer, ou des comportements d’agressivité et de violence.

Quelles stratégies cognitives mettre en place pour maîtriser son Anxiété ?

La boîte à outils est grande, mais parmi eux nous pouvons choisir de :

- Mettre en place la stratégie rationnelle émotive (SRE) : pour supprimer nos pensées automatiques et recadrer notre système cognitif. Etablir un tableau de bord et lister dans la première colonne toutes les situations anxiogènes, inscrire dans la deuxième colonne les pensées automatiques associées, et opposer dans la troisième colonne des arguments de substitution positifs et rationnels.
- S’entraîner au « Et alors ? » : face à une hypothèse apocalyptique ou à une prophétie hasardeuse, commencer par se dire : « Et alors, si cela arrivait ? Que ferais-je ensuite ? Et après que se passera-t-il ? ».
- Utiliser la visualisation positive : se créer un « ancrage » en construisant une image mentale forte vous représentant en pleine possession de vos moyens. Utiliser le souvenir d’un ressenti positif vous concernant et inscrire cette image dans votre esprit en la « pixellisant » au maximum. Sauvegarder cette image vous permettra d’y revenir pour contrer vos états anxieux.
- Entretenir un dialogue positif avec soi : s’aimer et se faire confiance.

Quelles stratégies comportementales adopter pour déjouer les pièges de l’Anxiété ?

Freiner ses réactions physiologiques en installant un mécanisme de relaxation. Ce dispositif va contrecarrer les processus biologiques du système nerveux trop sollicité.

- Respirer profondément avec une respiration abdominale ou diaphragmatique qui va irradier positivement tout le métabolisme. Faire des exercices respiratoires praticables en tout lieu et à tout moment.
- Se relaxer dans un endroit calme en adoptant une position confortable, fermer les yeux, inspirer par le nez, expirer en répétant mentalement un mot ou une expression.
- Recourir aux massages pour apaiser les tensions et diminuer l’excitabilité nerveuse, ou pratiquer le do-in (auto massage dérivé du shiatsu, pressions sur les méridiens).
- Pratiquer une activité sportive : natation, marche rapide, jogging ou vélo pour activer la réaction de détente, et soulager les muscles avec des étirements.
- Surveiller son alimentation : manger sainement en évitant les excitants.
- Développer ses loisirs : équilibrer vie personnelle et professionnelle. 
- Rire et jouer.

Quelques règles pour faire baisser son propre stress cumulatif

- Fuir la solitude et s’obliger à ne pas rompre le lien social
- Jouer l’équipe et la synergie du groupe
- Communiquer avec ses pairs, collègues, collaborateurs et hiérarchiques
- Utiliser son réseau relationnel (amis, parents, proches, coéquipiers) pour échanger
- Exprimer ses doutes, ses déceptions, ses craintes, ses besoins
- Privilégier l’expression des faits, des sentiments, des émotions, du ressenti
- Apprendre à dire non
- Se faire plaisir

Mais « La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même » Franklin Roosevelt.

Catherine Berliet, Consultante en développement personnel
03/02/10
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