Développement personnel

« On me harcèle au travail : que faire ? »

Femme avec la main en avant pour dire stop

Votre chef vous fait sans cesse changer de priorité, critique votre travail sans se justifier… Attention, si ces attitudes se répètent de façon anormale, elles peuvent être révélatrices de harcèlement moral. Réagissez !

Mais avant de prévoir une riposte, mieux vaut d’abord identifier la situation, afin de s’assurer qu’il s’agit de Harcèlement moral.



Repérer les signes avant-coureurs

Tout conflit ne relève pas de Harcèlement moral. Des actes révélateurs ? Empêcher une personne de s’exprimer, l’isoler du groupe, discréditer son travail, la menacer… D’une façon générale, le Harcèlement moral, défini dans la loi de modernisation sociale de 2002, fait référence au caractère répétitif et prolongé d’agissements contre un salarié, qui « ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. » 

Prendre du recul

Pour éviter d’entrer dans le jeu d’un manipulateur, ne lui montrez-pas l’emprise qu’il a sur vous.  Gardez le contrôle de vos émotions ! Ce réflexe d’autoprotection aide à relativiser et diminue l’instinct de peur. Une attitude craintive peut en effet  galvaniser un harceleur : la peur augmente la température du corps et il le ressent. Exactement comme un fauve ! 

S’orienter vers des acteurs extérieurs

La règle d’or est de ne pas se replier sur soi. Si, dans un premier temps, vous préférez rester discret en interne, cherchez de l’aide auprès d’organismes spécialisés (www.hmstop.com, www.avft.org), ou des services de pathologies créés au sein de nombreux hôpitaux. L’intervention d’un médiateur peut dénouer le différend à l’amiable, si l’autre partie l’accepte. Ne faites pas l’économie d’un professionnel de l’accompagnement : votre santé en dépend.

Solliciter des appuis dans l’entreprise

La situation s’envenime ? Il est temps de trouver des soutiens en interne. Orientez-vous vers le médecin du travail, tenu au secret professionnel. Il peut proposer un changement de poste, une mutation interne, ou prononcer un avis d’inaptitude si votre état de santé le justifie. Les représentants du personnel disposant d’un droit d’alerte, ils peuvent saisir l’employeur, tenu de diligenter une enquête. Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est un acteur à ne pas négliger. Vous pouvez aussi informer le responsable des ressources humaines qui intervient de plus en plus dans la gestion des conflits, de même que l’Inspection du Travail.

Demander réparation

L’action en justice est l’ultime carte à jouer si l’on veut obtenir réparation. Sur avis d’un avocat, vous pouvez engager une action auprès du Conseil de prud’hommes, du Tribunal des affaires de sécurité sociale ou des juridictions pénales. Mais attention, la procédure peut être longue, coûteuse et aléatoire…

Marie-José Gava, Médiatrice certifiée en résolution de conflits, Journaliste RH
03/03/10
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