Sachez décoder les non-dits

Une femme qui fait

Silences pesants, sourires en coin, rétention d’informations… Au travail, qui n’a pas connu ces petits « non-dits » bien difficiles à décoder ? Quelle que soit leur forme, qu’ils soient stratégiques ou involontaires, ces non-dits sont fréquents dans les entreprises. Sachez les décrypter et les éviter !

Limiter la propagation des non-dits

Lorsque les non-dits deviennent le mode de communication dominant, ils risquent de polluer l’ambiance de travail. Au niveau individuel, ils peuvent en effet réveiller chez les personnalités anxieuses, qui ont besoin de Communication verbale, une sorte d’angoisse de l’exclusion. Au niveau du collectif de travail, les non-dits ouvrent la porte à une série d’effets pervers : erreurs d’interprétation, sentiment d’être dans le « collimateur », conflits larvés…
Avant d’apprendre à décoder les non-dits, mieux vaut donc s’employer à les combattre ! 

Savoir débusquer « les blancs » dans la communication

Si vous êtes confronté à un collègue ou à un supérieur qui a tendance à abuser des silences, commencez par vous interroger : de quel type de non-dit s’agit-il ? Semble-t-il stratégique ou inconscient de la part de mon interlocuteur ? A-t-il derrière cela l’intention de me manipuler ? Ou est-ce plutôt la marque d’une personnalité qui manque de confiance en lui et n’ose pas dire ce qu’il pense ?

Le non-dit, stratégie de l’arriviste

Les silences dans la communication sont souvent l’arme favorite de celui qui redoute de perdre son pouvoir. Du coup, il a tendance à se taire et à ne lâcher aucune information stratégique qui pourrait servir à autrui. Il vous laisse ainsi à l’écart de toute information clé dans l’entreprise. Résultat, en s’accumulant, ces silences font monter la tension entre vous et minent la relation professionnelle. Mieux vaut donc empêcher cet interlocuteur de faire du mutisme sa stratégie.

Comment ? En préférant l’attitude « profil bas » à l’attaque frontale. Vous pouvez par exemple profiter d’une occasion informelle pour attirer son attention : « Dis-moi, tu ne m’as pas informé de ce point essentiel dans cette mission : y-a-t-il des informations que je ne devais pas connaître ? ». En jouant ainsi sur le registre de la communication d’influence, l’arriviste sera sans doute moins tenté, à l’avenir, de vous piéger !

Utiliser la reformulation pour saisir les non-dits involontaires

Un collaborateur ou un client multiplie les silences ? Cela peut révéler une certaine difficulté à exprimer son opinion ou sa pensée, voire un doute. En pareille situation, montrez que vous êtes attentif à ce comportement. Questionnez par exemple votre vis-à-vis sur ce qui semble le faire hésiter. Au besoin, appuyez-vous sur le langage du corps pour tenter de comprendre ses non-dits. Votre interlocuteur fronce les sourcils sans mot dire ? Saisissez cet indice pour l’amener à s’exprimer sur le motif de sa gêne. Vous éviterez ainsi tout risque d’interprétation et ferez avancer habilement la discussion.

27/06/11
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