Innover l’innovation !

Une ampoule avec une plante qui pousse à l'intérieur

On pense souvent que la capacité à innover est propre à certains individus et pas, ou peu, à d'autres. C'est que l'on se réfère en général à un seul modèle d'innovation, en oubliant, ou ignorant, qu'il en existe d'autres.

Si l'on veut donc utiliser tout le potentiel d'innovation existant dans un groupe, une entreprise, il convient de valoriser les différentes manières d'innover. La typologie va nous aider à diversifier les processus d'innovation, en quelque sorte à innover en innovant.


  

Les types de personnalité

Nous ne fonctionnons pas tous de la même manière : ce qui est évident pour l'un est étrange pour l'autre. A travers ces multiples différences, qui sont tout à la fois nos richesses et nos sources d'incompréhension, apparaissent cependant des traits communs. On peut ainsi créer des familles de caractéristiques.
En nous appuyant sur les travaux de CG Jung et de ceux qui l'ont suivi en ce domaine, nous distinguerons 4 grandes familles d'innovateurs.

Les expérimentateurs

Les expérimentateurs sont pragmatiques. Ils procèdent par essai/erreur pour trouver des solutions pratiques à des besoins immédiats. Ce sont les champions du système D. Leur question de base est « Comment ? ». Comment s'y prendre, comment faire, quels outils employer ?
Le travail en groupe les stimule, ils aiment les défis concrets. Pour être créatifs, il leur faut du matériel, pouvoir travailler sur quelque chose, « bricoler ».
Exemples : Edison qui procéda à des milliers d'essais pour inventer l'ampoule, Bernard Palissy qui fit de même jusqu'à brûler son mobilier pour inventer l'émail.

Les modificateurs

Les modificateurs recherchent l'amélioration à partir de l'existant. Ils s'appliquent à maximiser les ressources et à minimiser les risques. Leur question de base est « Quoi ? ». Qu'est-ce qui existe déjà, que connaît-on de la question, que peut-on transformer ?
Ils pratiquent volontiers des méthodes telles que la « défectuologie » (chercher tous les défauts pour les corriger), les matrices combinatoires, l'analyse fonctionnelle.
Exemples : Gutenberg, qui combina 2 procédés existants, la presse et les caractères d'imprimerie. L'industrie du stylo a fortement utilisé cette démarche (combinaison des différents types de traceur, d'encre, de protection du traceur).

Les explorateurs

Les explorateurs remettent en cause les idées reçues et cherchent constamment de nouvelles approches. Leur question est « Pourquoi pas ? ». Pourquoi ne pas repartir de zéro, pourquoi ne pas faire autrement ?
Ils sont à l'aise dans l'analogie, les symboles, le « remue méninges », la bisociation ou capacité à mettre en relation des choses qui a priori n'ont rien à voir.
Exemples : Newton et sa pomme (au moins la légende sinon la réalité), Kékulé qui trouve la structure du benzène en observant une danse de serpents, Archimède dans sa baignoire.

Les anticipateurs

Les anticipateurs ont une vision à long terme du futur, qu'ils aiment traduire dans le présent. Leur question de base est « Pour quoi ? ». Quel est le but, que peut-on imaginer, comment serait-ce si c'était parfait ?
Ce sont des prospectivistes qui pratiquent volontiers les démarches « progressives/régressives », les scénarios futuristes, les cartes mentales.
Exemples : Léonard de Vinci dessinant les machines du futur. Le slogan « Vous l'avez rêvé, Sony l'a fait » pourrait être le leur.

Pierre Cauvin, Consultant en développement des personnes et des organisations
11/05/10
  Imprimer Imprimer Cet article sur votre blog
  Envoyer à un ami/collègue Envoyer à un ami/collèguePartager sur les réseaux sociaux : Facebook Twitter LinkedIn Viadeo
Liste d'articles relatifs à ce sujet : Outils du manager ; Développement personnel
Notre sélection de formation en partenariat avec Comundi.fr :
 
Ne pas supprimerNe pas supprimerNe pas supprimerNe pas supprimerNe pas supprimerNe pas supprimer
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire.
Pour réagir à cet article, identifiez-vous ou créez un compte.

Newsletter
Test
Prise de parole en public : suis-je un bon communiquant ?

Etre Bien au Travail : 5 bonnes raisons de s'inscrire
Notre sélection de Formations