La somnolence au bureau, quel fléau !

Un homme d'affaires qui dort sur un canapé

Vous avez une irrésistible envie de « piquer du nez » après le déjeuner ? Des difficultés à rester concentré toute la journée ? Vous êtes peut-être concerné par la somnolence, un malaise qui peut cacher une véritable pathologie…

Identifier la somnolence

Paupières lourdes, concentration en berne… Après la pause du midi, qui n’a pas été saisi par une brusque envie de s’assoupir ? Rien de plus naturel : tout individu connaît une phase d’hypovigilance qui se situe entre 13 et 15 heures environ. Seulement voilà, si cette plage horaire s’éternise, il faut ouvrir l’œil car le problème est peut-être plus sérieux qu’on ne le croit !

Comprendre ses habitudes de sommeil

En dehors de cette phase d’hypovigilance, la somnolence peut être causée par un simple manque de sommeil. La règle est de connaître sa durée de sommeil idéale et de respecter sa typologie de dormeur. Que l’on soit « plutôt du soir » ou « plutôt du matin », mieux vaut se tenir à ses heures habituelles de lever et de coucher, afin de ne pas contrarier la qualité de sa journée. On peut par exemple noter sur un petit carnet ses heures de sommeil et souligner les jours où l’on a été pris de somnolence au travail. Ce tableau de bord peut aider à déterminer son profil de dormeur et à voir ce qui a pu affecter sa performance dans la journée. Il convient bien sûr de noter les médicaments, boissons et aliments pris dans la journée ou avant le coucher. Certains médicaments ont en effet des propriétés sédatives. Par ailleurs, les sucres rapides (barres chocolatées, sodas…) provoquent un sursaut d’énergie suivi d’un pic de somnolence.

La micro-sieste, un remède aux petites fatigues

Contre la somnolence, il y a déjà une solution simple : la sieste. Même au travail, rien ne sert de lutter, il faut savoir se relâcher. Les navigateurs en solitaire connaissent bien les vertus ressourçantes du sommeil-flash : en moins de 20 minutes, les yeux fermés, les membres et les muscles relâchés, ils récupèrent ainsi vigilance et tonus physique. Et c’est scientifiquement prouvé ! Au bureau ou sur un banc public, après votre pause déjeuner, autorisez-vous à en faire de même, ce n’est pas du temps perdu !

La somnolence peut cacher une pathologie

Si toutefois, même après une petite sieste, vous peinez à rester éveillé et que vous vous sentez moins efficace dans votre travail, attention, c’est peut-être le signe d’un malaise plus profond. Selon les spécialistes, la somnolence diurne excessive peut masquer des causes médicales multiples. Par exemple, un syndrome d’apnée du sommeil qui peut se traduire la nuit par des ronflements et des arrêts respiratoires suivis de reprises de la respiration. Autre pathologie : la narcolepsie qui se manifeste par un accès de sommeil irrésistible, un brusque relâchement du tonus musculaire.  Autre cause probable : l’hypersomnie idiopathique. Ceux qui en sont victimes se plaignent de ne jamais être complètement réveillés. Si vous vous sentez concerné par une somnolence diurne anormale, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, par exemple, dans l’un des nombreux laboratoires du sommeil implantés en France.

Marie-José Gava, Médiatrice certifiée en résolution de conflits, Journaliste RH
05/05/11
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