Annoncer un licenciement

Ardoise d'école avec mention

Se séparer d'un collaborateur n'est jamais facile. Respecter la procédure de licenciement et les droits du salarié est sans doute la meilleure façon de s'y préparer.

Si la décision de licenciement est inéluctable et que tout a été mis en œuvre pour l'éviter, il faut tenter de gérer cette situation difficile le plus humainement possible. Quelles sont les conduites à tenir ?


Gérer les émotions

« Selon le type de licenciement, l'employeur peut rencontrer deux types de sentiments », explique Marc Canaple, juriste et auteur du Guide du licenciement*. « Un sentiment d'injustice en cas de motif économique, ou un sentiment de colère en cas de motif personnel. »
L'employeur doit alors adopter un ton neutre, sans agressivité ni fausse compassion.
« Face à cette situation difficile à gérer, la loi a tenté d'objectiver la procédure pour essayer d'apaiser et d'atténuer les tensions », précise Marc Canaple. « Elle vise à placer les deux parties sur un terrain neutre, afin que le salarié ne se sente pas pris au piège. »

Respecter la procédure

Le licenciement d'un salarié doit ainsi respecter trois étapes spécifiques. La convocation à un entretien préalable, l'entretien préalable proprement dit et la notification de licenciement.
La convocation doit préciser au salarié qu'il est convoqué en vue d'un licenciement éventuel.
Lors de l'entretien, l'employeur doit exposer précisément les motifs pour lesquels il souhaite se séparer de son collaborateur. « Le but de cette étape est qu'il y ait un véritable échange entre les parties », précise le juriste. Le salarié doit pouvoir s'expliquer.
La loi prévoit ensuite un délai de 2 jours minimum avant la notification de licenciement. Celle-ci doit être envoyée par lettre recommandée, et expliquer en détail les raisons du licenciement.

Devancer les réactions

Au cours de l'entretien, chacune des parties peut se faire assister :
- le salarié par un représentant du personnel ou un autre salarié,
- l'employeur par un membre de l'entreprise (supérieur hiérarchique du salarié, collègue…).
Si le salarié est agressif, le rôle du représentant du personnel est de le modérer.
Lui expliquer quels sont ses droits pour la suite (indemnités, allocations chômage, formation…) peut être un bon moyen de faire baisser la tension.

* En savoir plus : Le Guide du licenciement, éditions Delmas, octobre 2007. Marc Canaple est responsable du département Droit social à la Direction des études de la CCIP.

20/11/09
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