La mauvaise foi ou l’ordre naturel des choses |
![]() La mauvaise foi est une problématique assez courante, et pas seulement en entreprise. Qui n’y est pas confronté régulièrement, tant dans sa vie professionnelle que personnelle ? Qui peut se targuer ne n’être jamais ou que très rarement de mauvaise foi ? Pourquoi nous arrive-t-il d’être de mauvaise foi ?La mauvaise foi est, dans beaucoup de cas, un moyen instinctif et détourné, naturel en somme, que nous utilisons pour échapper à ce qui nous dérange et ne pouvons avouer pour diverses raisons. Il y a mauvaise foi à partir du moment où nous faisons ou disons des choses différentes de ce que nous pensons, des choses que nous gardons bien de dévoiler. Cela touche aussi à une question de confiance en soi et de degré d’authenticité que nous sommes prêts à mettre dans nos relations. C'est une erreur de stigmatiser la mauvaise foi. La plupart du temps, ce n’est qu’un moyen de défense. Le monde de l'entreprise, de par sa recherche de performance et ses exigences, exacerbe ce genre de comportement en nous confrontant à nos limites que nous n'osons pas ou que l'on ne nous permet pas toujours d'avouer. Comme l'écrivait déjà Platon : « Nul ne tend de son plein gré vers ce qui est ou ce qu'il croit mauvais. » Pourquoi avons-nous tant de difficultés face à un interlocuteur de mauvaise foi ?Un interlocuteur de mauvaise foi est avant tout quelqu'un que l'on ne comprend pas, voire que l'on refuse de comprendre parce que ses attitudes ou comportements nous dérangent, sont à l'opposé de nos propres valeurs. Il nous confronte, là aussi, à nos propres limites et à nos intolérances (mensonge, négation de l’évidence, incohérence, irresponsabilité, refus obstiné, égoïsme, flou, agressivité…). Ce n'est pourtant pas en portant des jugements sur notre interlocuteur que nous résoudrons les problèmes relationnels, mais c’est en le comprenant, plus précisément en comprenant son mode de fonctionnement, quel qu'il soit, que des solutions apparaîtront. Sommes-nous là pour juger ou pour travailler ? Comment faire face à la mauvaise foi de ses collègues ?Il y a deux grandes manières d’appréhender la mauvaise foi, et on lui préférera la seconde, bien sûr, même si la première peut être utile : A partir de là , trois conseils majeurs : Frédéric Le Moullec , Coach en gestion du stress, développement relationnel et management 10/03/10
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