Vie pro vie perso

La réussite au féminin, qu’a-t-elle de si féminin ?

Réseauter, choisir un mentor, recourir à un coaching, entretenir sa légitimité… sont-ils des comportements typiquement féminin ? Découvrez le point de vue d’Emilie Devienne, formatrice et coach, auteur de  « 50 lois des femmes qui réussissent » (L’Archipel, 2011).

Et tout d’abord, les basiques

Hommes ou femmes, la réussite – et vous noterez que je ne spécifie pas « professionnelle » car à mes yeux, la réussite intègre le personnel et le professionnel, le citoyen et l’individu- ainsi donc, cette réussite que chacune et chacun de nous appelle de ses vœux repose sur trois fondamentaux que je vous propose de rappeler ici :

1. Se connaître : notre place au travail trouve toujours son périmètre à partir de notre propre histoire. Il convient de se demander si notre trajectoire reflète qui nous sommes. Comprendre l’origine de nos décisions et de nos aspirations permet de mieux passer à l’étape suivante, à savoir, s’assumer.

2. Assumer : il faut faire le tri entre ce qui nous appartient, notre véritable nécessité intérieure et les conditionnements de toute nature. Cette étape de la réussite consiste à s’affranchir des déterminismes familiaux et psychosociaux.

3. S’organiser : la vie professionnelle n’est pas le prolongement de la vie scolaire. Il s’agit d’orienter nos trajectoires vers ce qui nous ressemble par un développement des compétences, un art subtil de repérer les placards et autres chausse-trappes, un souci de planification et de vision pour avoir toujours un coup d’avance, etc.

Et les femmes dans tout ça ?

Et bien justement, elles sont des femmes. Elles connaissent donc (sauf exception) :

1. Une inégalité salariale : elles gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes et je ne reviens pas sur la précarité. Pour mémoire, Davos 2010 : la France est au 127e rang mondial pour l’inégalité salariale.

2. Un rapport à la famille bien plus exigeant que celui des hommes. Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la parentalité en entreprise pour voir ce qui est fait et ce qui reste à faire.

3. L’impact du plafond de verre : 17% des organisations françaises sont dirigées par des femmes.
Et pourtant, les entreprises ayant la plus forte mixité dans l’équipe de direction ont des résultats d’exploitation de 40% supérieurs à celles qui n’ont aucune femme dans leurs Codirs. Une étude parmi d’autres qui arrive à cette conclusion : « Women Matter » McKinsey 2010.

Après des données factuelles, ajoutons un propos essentiel : ce que l’on doit au psychanalyste et psychiatre Carl Gustav Jung auquel nous devons les concepts d’animus et d’anima. Autrement dit, les dimensions masculines et féminines présentes en chacun de nous. Il se trouve que, de ce fait, nous n’incarnons pas la vie de la même manière ni des mots lourdement chargés de sens comme : pouvoir, reconnaissance, argent, famille…

Je vous laisse avec cette citation de Françoise Giroud, une femme qui a réussi, à sa manière et selon ses choix : « Soi est ce que nous avons les uns et les autres de plus précieux. Tout ce qui contribue, par l’information, la connaissance, la réflexion à nous faire vivre en bonne intelligence avec soi-même et avec son temps devrait être reconnu d’utilité publique. »

Emilie Devienne, Coach et formatrice
24/02/14
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